Le 7 Juillet au japon, c’est le jour de « Tanabata ». Ce jour là, c’est le Hoshi Matsuri : le festival des étoiles. À l’origine, c’est une fête traditionnelle chinoise qui s’est transmise il y a longtemps au japon. Et au fondement de cette fête, il y a une légende, celle du bouvier et de la tisserande.
Il existe de nombreuses versions de cette légende. Pour mon kamishibai j’ai choisi d’en mixer plusieurs, en essayant de garder les éléments clefs d’une version japonaise que m’a gentiment transmise Yuiko lors de son passage en France :D.

En résumé, cette légende est une histoire d’amour entre un gardien de vache qui se nomme Kengyu, et la septième fille du dieu céleste, qui s’appelle Orihime. Kengyu est symbolisé par l’étoile Altaïr, et Orihime par l’étoile Véga. Vivant dans le monde céleste, ils sont séparés par la voie lactée (le « fleuve céleste » en chinois), et ne peuvent se retrouver qu’un seul jour par an, le 7eme jour du 7eme mois : le 7 Juillet. Ce jour là, les japonais font des décorations et des guirlandes de papier, écrivent des vœux qu’ils accrochent à des bouquets de bambous. Lorsqu’il pleut le 7 juillet, on dit que ce sont les larmes de joie d’Orihime qui tombent sur terre, et dans ce cas les vœux ont encore plus de chance d’être exaucés.

Le 7 juillet 2023, j’ai été conviée pour jouer mon spectacle « Baï Shibaï Kamishibaï » pour deux relais petite enfance du 5eme arrondissement de Lyon. Quelle chance ! Je leur ai proposé de faire un atelier kirigami (découpage et pliage de papier) pour fêter Tanabata ! J’ai pu à cette occasion essayer pour la toute première fois ce nouveau kamishibai !

J’ai ajouté dans ce kamishibai deux chansons que Yuiko m’a transmise. La première est une chanson populaire qui s’intitule « Tanabata sama », et la deuxième « Hoshi-Meguri no uta » de Kenji Miyazawa. Kenji Miyazawa est l’auteur de la nouvelle « Ginga tetsudō no yoru » (Train de nuit dans la voie lactée) qui est une œuvre très populaire au japon, et qui a fait l’objet de plusieurs films d’animation.


J’avais décidé de faire une version « japonisante » de cette légende pour pouvoir fêter Tanabata au relais, mais je vais en faire une nouvelle version plus personnelle qui sera la dernière histoire de mon nouveau spectacle « Trois brin » qui je l’espère, verra le jour cette année !
